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MILLENIUM (The girl with the dragon tattoo), de David Fincher. 31 janvier, 2012

Classé dans : Recemment vus en salle — elsalauravietnam @ 20:23

MILLENIUM (The girl with the dragon tattoo), de David Fincher. dans Recemment vus en salle 19863928.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20111207_030335-221x300

J’avais vaguement entendu parler de ce best-seller du suédois Stieg Larsson. Mais je n’ai pas lu le livre. C’est donc sans apriori que je suis allée voir le film, qui était surtout pour moi le petit nouveau de l’excellent David Fincher. Il est un des maîtres de la nouvelle génération de cinéastes américains (avec Seven, bien sûr, mais aussi The Social Network, Panic Room et surtout le cultissime Fight Club). Et Millénium le prouve bien, encore une fois.

L’histoire de Millenium est assez complexe, je pense donc qu’il vaut mieux lire le livre pour ne pas dire de bêtises avant d’en parler (ce que je vais faire). En gros, Mikael Blomkvist, un célèbre journaliste qui vient de perdre une grosse affaire devant les tribunaux, décide de tout lâcher. Il quitte son amante et éditrice, sa famille et Stockholm, pour aller habiter sur une île dans le nord de la Suède. Il est engagé par un vieil homme, patron d’un des plus grands groupes industriels du pays. Il lui demande d’élucider le mystère de la disparition d’une de ses nièces dans les années soixante. Pour aider Blomkvist, un personnage singulier : Lisbeth Salender. Une enquêtrice hors pair, génie de l’informatique, sans peurs ni remords.

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Millénium est pour moi une vraie réussite, et je suis pourtant difficile en tant que spectatrice de thriller car c’est mon genre préféré. L’esthétique du film est étonnante, froide et élégante, très scandinave, en somme. Noir, violent et angoissant, c’est film électrique et percutant. La mise en scène y est pour beaucoup, bien sûr. Mais l’interprétation des acteurs aussi. Rooney Mara, dont tout le monde parle en ce moment, est troublante. Sa nomination à l’oscar pour ce rôle est assez justifiée. Mais Daniel Craig n’est pas moins fascinant. Je l’aime déjà beaucoup en James Bond. Je trouve qu’il devient meilleur de film en film, et crée un alliage séduisant entre l’instinctif et le cérébral. Ca qui lui donne une aura particulière à l’écran. La relation entre les deux personnages repose sur une réelle alchimie. A part ça, deux autres bonnes raisons d’y aller : le générique de début, impressionnant, et Robin Wright, qui tient un second rôle.

Millenium est donc un thriller maîtrisé et réussi, et j’espère que David Fincher continuera toujours à faire du très bon boulot.

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Une vie meilleure, de Cédric Kahn. 28 janvier, 2012

Classé dans : Films coups de coeur,Recemment vus en salle — elsalauravietnam @ 11:41

Une vie meilleure, de Cédric Kahn. dans Films coups de coeur 198655152.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20111209_0545252-225x300

Il y a plusieurs catégories de films : ceux que l’on attend avec impatience, sont acclamés par la critique, et dont on est finalement un peu déçu. Et il y a ceux qu’on va voir un peu par hasard, parce qu’on s’est trompé sur l’horaire d’un autre film, et qui sont de vraies bonnes surprises. Une vie meilleure, c’est un peu ça, en ce qui me concerne.  Je ne connaissais pas Cédric Kahn, le réalisateur, et je ne connais pas beaucoup mieux Leila Bekhti depuis le succès de Tout ce qui brille. Et je ne suis pas non plus une inconditionnelle de Guillaume Canet, qui me laisse toujours un peu sur ma faim, un peu comme un DiCaprio à la française : je sais qu’il est très doué, mais je ne suis jamais complètement emballée. En voyant l’affiche, j’ai cru que c’était une comédie sentimentale niaiseuse.

C’est en regardant le crash-test du Grand Journal, accompagné de la bande annonce, que je me suis dit que ça valait peut être le coup. Au final : aucun regret.

Yann est cuisinier dans une cantine, Nadia serveuse et mère célibataire, du moins jusqu’à leur rencontre. Ils tombent très amoureux, et lors d’une promenade à la campagne, ils ont un coup de cœur pour un vieux restaurant en ruine près d’un lac. Leur rêve d’acheter le lieu et de lancer leur propre entreprise prend forme peu à peu. Ils contractent un prêt immobilier, et, sans apport personnel, se lancent dans une manœuvre périlleuse pour glaner l’argent qui leur manque : cumuler plusieurs crédits revolving, sorte de prêts à la consommation. Les travaux commencent, le rêve devient réalité… Mais, juste avant l’ouverture, un problème de mise-aux-normes survient. Peu à peu, tout s’écroule. Yann et Nadia plongent dans la spirale infernale du surendettement, une proposition de travail au Canada les sépare,  et Yann se retrouve seul avec l’enfant sur les bras. A partir de là, il perd pied et glisse dans une sorte de terrible descente aux enfers. Guillaume Canet est excellent. Il interprète sans hésitation et sans fioriture un personnage qui se débat au quotidien, avec acharnement et dignité, comme un animal blessé, prenant peu à peu conscience qu’il est totalement pris au piège. Dans le contexte social et économique actuel, c’est un film qu’il faut voir sans recul, tel quel. Il raconte la vie de tous ceux qui ont tenté de vivre une vie meilleure, mais qui se sont fait rattraper par la dure loi d’un système qui ne donne pas sa chance à tout le monde. Très bien mis en scène, Une vie meilleure est un film étonnant. Noir, rude, tendu, c’est un drame social particulièrement bien mené par Cédric Kahn, qui pourrait bien devenir le Ken Loach de chez nous.

 

 
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Parlez-moi de vous, de Pierre Pinaud. 21 janvier, 2012

Classé dans : Recemment vus en salle — elsalauravietnam @ 21:30

Parlez-moi de vous, de Pierre Pinaud. dans Recemment vus en salle 198592401.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20111201_1154131-225x300

Voici le film qui était supposé révéler Karin Viard au grand public, le « rôle de sa carrière » ou presque, celui que toute actrice attend. L’exercice est assez réussi. Elle fait un peu partie, malheureusement, de ceux qui sont catégorisés par les médias comme les « presque people », ceux dont on pense « son visage me dit quelque chose ». Et justement, dans le film de Pierre Pinaud, son visage ne dit rien à personne. Elle y campe une célèbre animatrice radio, un personnage important qui fait des cartons d’audience, et qui refuse absolument que son image soit dévoilée au grand jour. Cette obsession de l’anonymat fait partie d’une longue liste de névroses qui dressent un très beau portrait de femme. Tout comme le fait de passer la moitié de son temps prostrée dans un placard. Ou de porter des Louboutin vernies avec des talons de 10 cm en guise de pantoufles lorsqu’elle rentre chez elle le soir. Mélina, le personnage, décide un jour de partir à la recherche de sa mère biologique, qui l’a abandonnée à la naissance.

Le film gravite autour de deux sphères : d’un côté, sa vie parisienne, son appartement gigantesque et vide du 16ème arrondissement, l’univers calfeutré et silencieux de la Maison de la radio. Et de l’autre, une petite ville de province, dans laquelle elle recherche ses racines, et se retrouve mêlée à une famille simple qui parle fort et rit de bon cœur. Le contraste entre les deux est drôle, bien sûr. Il est même touchant quand surgit Nicolas Duvauchelle. Il interprète un ouvrier en bâtiment ,photographe à ses heures perdues, et qui tombe amoureux de Karin Viard. Duvauchelle est comme à son habitude fascinant dans sa manière de jouer. Double, il est à la fois dur et sensible, animal et cérébral. Le résultat, c’est un film à la fois subtil et émouvant, à l’image de son héroïne.

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