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Main dans la main, de Valérie Donzelli, 2012 4 janvier, 2013

Classé dans : Recemment vus en salle — elsalauravietnam @ 15:39

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Pour son troisième film, c’est dans une aventure à trois que Valérie Donzelli embarque les spectateurs. Après La Reine des pommes, et le remarquable La Guerre est déclarée, Main dans la main est le nouveau-né du couple (cinématographique) Donzelli-Elkaïm. Pour s’échapper d’un duo qui risquait de devenir routinier, ils ont fait appel à Valérie Lemercier. 

Hélène est la directrice de l’Opéra Garnier. Un jour, Joachim, un artisan qui vit en province, vient prendre les mesures des miroirs. Aucun coup de foudre, mais comme s’ils étaient ensorcelés, Hélène et Joachim deviennent complètement inséparables. Ils ne s’entendent pas, mais aimantés, ils reproduisent chacun les mêmes gestes que l’autre, et se suivent partout. Ils vont alors essayer, si ce n’est de trouver l’origine de cette situation rocambolesque, de comprendre l’autre et de l’accepter avec ses travers.

Valérie Donzelli  narre un très joli conte. Réalisatrice, elle interprète également la sœur, ou plutôt l’âme sœur de Joachim, avec qui elle entretient une relation fusionnelle. Elle doit accepter la situation et se détacher de son double. Difficile de ne pas comprendre que Valérie D a beaucoup de difficultés à laisser son Jérémie aux mains de Valérie L, ou de toute autre femme, au point de se créer un rôle sympathique et drôle, mais pas indispensable au scénario. Cette pseudo rivalité est néanmoins attendrissante. Le film pose bon nombre de questions intéressantes, sur la véritable signification de l’expression « âme sœur », utilisée à tort et à travers. Le grand intérêt de Main dans la main, c’est qu’il n’est pas (ou peu) charnel. La relation platonique entre Hélène et Joachim exclut la sensualité qui pourrait embrumer le jugement et devenir un obstacle à la réflexion

Jérémie Elkaïm est comme à son habitude fascinant. Charmeur, drôle et ridicule, il parvient une fois encore à créer un savant alliage de douceur et de fermeté. Visage d’ange et timbre grave, gracieux et maniéré, il navigue entre post-adolescence insouciante glissant sur son skateboard et âge adulte. Plein d’autodérision, cabotin, c’est pour sûr un acteur unique.

Valérie Lemercier lui fait face. Drôle sans le côté clownesque, et d’une spontanéité rare,  elle est fragile sans minauder, et explore un registre inconnu en dévoilant une gamme de jeu passionnante.

Bref, Valérie Donzelli construit un univers très personnel, élaboré selon ses propres codes et ses angoisses existentielles (il suffit de l’avoir écoutée, en larmes dans l’émission de Pascale Clark sur France Inter en promo pour son film…). Bien qu’un peu narcissique, et parfois maladroit, Main dans la main est un film touchant qui fonctionne bien. Esthétique, romantique, pop et plein de folie, il est tout aussi étonnant que l’histoire du trio qui le compose. 

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