Page ciné d’Elsa

Bienvenue sur mon blog

 

Django Unchained, de Quentin Tarantino, 2013 30 janvier, 2013

Classé dans : Films coups de coeur — elsalauravietnam @ 11:24

Django Unchained, de Quentin Tarantino, 2013 dans Films coups de coeur 20366454.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx-225x300

Voilà la nouvelle livraison de Quentin Tarantino, quatre ans après Inglorious Basterds, pour notre plus grand plaisir. Avec Django, il créé une sorte de « super Inglorious Basterds », plus long, plus fort, plus grand. Oui, Django Unchained appelle forcément la comparaison avec son grand frère Inglorious. Le style, le sujet, la mise en scène, les personnages se répondent dans un écho permanent.

Le principe est simple : une histoire de vengeance. L’action se déroule dans le Sud des États-Unis, à la veille de la guerre de Sécession. Django (Jamie Foxx), un esclave, rencontre un jour le docteur Shultz, un dentiste devenu chasseur de primes (Christoph Waltz). Ce dernier ayant besoin de lui pour débusquer ses nouvelles cibles, il le libère, puis décide de l’aider à retrouver et venger sa femme Broomildha (Kerry Washington), esclave dans la plantation du puissant Calvin Candie (Leonardo DiCaprio). Un pitch simplissime, pour un casting quatre étoiles.

Certes, Django Unchained ne s’encombre pas de véracité du propos historique. Quentin Tarantino balaie immédiatement cela d’un revers de la main, en usant d’un ton décalé et anachronique (première scène : une grosse molaire en carton pâte montée sur un ressort se dandine sur la diligence de Waltz). A partir de là, place au pur entertainment. Tarantino peut se permettre d’être manichéen à outrance, cela ne choquera jamais personne. C’est même là toute l’essence comique de ses films. Ainsi, les méchants sont toujours plus méchants, et se font toujours éliminer par les gentils toujours plus gentils. Il étanche la soif de vengeance qui sommeille dans chaque spectateur. Dans Inglorious, on jubilait devant la facilité avec laquelle la bande des basterds, menée par Brad Pitt, scalpait du nazi à tour de bras. Dans Django Unchained, chacun se délecte de l’aisance avec laquelle Christoph Waltz et Jamie Foxx éclatent les cervelles de tous les blancs esclavagistes. On retiendra particulièrement le long affrontement verbal entre DiCaprio et Waltz pendant la scène du dîner (semblable à la scène de la taverne dans Inglorious Basterd, durant laquelle l’officier allemand découvre la supercherie). Les deux acteurs crèvent l’écran. Il est d’ailleurs intéressant d’avoir inversé les rôles (schématiquement, Dicaprio incarne généralement le good guy et Waltz le bad guy).

Bourré de second degré, rythmé, intense, Django Unchained est un film exaltant.

 

Commenter

 
 

ICOLLYWOOD |
le cinéma |
belangel |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | megavod
| apollonide
| cinemafan