Page ciné d’Elsa

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MILLENIUM (The girl with the dragon tattoo), de David Fincher. 31 janvier, 2012

Classé dans : Recemment vus en salle — elsalauravietnam @ 20:23

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J’avais vaguement entendu parler de ce best-seller du suédois Stieg Larsson. Mais je n’ai pas lu le livre. C’est donc sans apriori que je suis allée voir le film, qui était surtout pour moi le petit nouveau de l’excellent David Fincher. Il est un des maîtres de la nouvelle génération de cinéastes américains (avec Seven, bien sûr, mais aussi The Social Network, Panic Room et surtout le cultissime Fight Club). Et Millénium le prouve bien, encore une fois.

L’histoire de Millenium est assez complexe, je pense donc qu’il vaut mieux lire le livre pour ne pas dire de bêtises avant d’en parler (ce que je vais faire). En gros, Mikael Blomkvist, un célèbre journaliste qui vient de perdre une grosse affaire devant les tribunaux, décide de tout lâcher. Il quitte son amante et éditrice, sa famille et Stockholm, pour aller habiter sur une île dans le nord de la Suède. Il est engagé par un vieil homme, patron d’un des plus grands groupes industriels du pays. Il lui demande d’élucider le mystère de la disparition d’une de ses nièces dans les années soixante. Pour aider Blomkvist, un personnage singulier : Lisbeth Salender. Une enquêtrice hors pair, génie de l’informatique, sans peurs ni remords.

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Millénium est pour moi une vraie réussite, et je suis pourtant difficile en tant que spectatrice de thriller car c’est mon genre préféré. L’esthétique du film est étonnante, froide et élégante, très scandinave, en somme. Noir, violent et angoissant, c’est film électrique et percutant. La mise en scène y est pour beaucoup, bien sûr. Mais l’interprétation des acteurs aussi. Rooney Mara, dont tout le monde parle en ce moment, est troublante. Sa nomination à l’oscar pour ce rôle est assez justifiée. Mais Daniel Craig n’est pas moins fascinant. Je l’aime déjà beaucoup en James Bond. Je trouve qu’il devient meilleur de film en film, et crée un alliage séduisant entre l’instinctif et le cérébral. Ca qui lui donne une aura particulière à l’écran. La relation entre les deux personnages repose sur une réelle alchimie. A part ça, deux autres bonnes raisons d’y aller : le générique de début, impressionnant, et Robin Wright, qui tient un second rôle.

Millenium est donc un thriller maîtrisé et réussi, et j’espère que David Fincher continuera toujours à faire du très bon boulot.

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Une vie meilleure, de Cédric Kahn. 28 janvier, 2012

Classé dans : Films coups de coeur,Recemment vus en salle — elsalauravietnam @ 11:41

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Il y a plusieurs catégories de films : ceux que l’on attend avec impatience, sont acclamés par la critique, et dont on est finalement un peu déçu. Et il y a ceux qu’on va voir un peu par hasard, parce qu’on s’est trompé sur l’horaire d’un autre film, et qui sont de vraies bonnes surprises. Une vie meilleure, c’est un peu ça, en ce qui me concerne.  Je ne connaissais pas Cédric Kahn, le réalisateur, et je ne connais pas beaucoup mieux Leila Bekhti depuis le succès de Tout ce qui brille. Et je ne suis pas non plus une inconditionnelle de Guillaume Canet, qui me laisse toujours un peu sur ma faim, un peu comme un DiCaprio à la française : je sais qu’il est très doué, mais je ne suis jamais complètement emballée. En voyant l’affiche, j’ai cru que c’était une comédie sentimentale niaiseuse.

C’est en regardant le crash-test du Grand Journal, accompagné de la bande annonce, que je me suis dit que ça valait peut être le coup. Au final : aucun regret.

Yann est cuisinier dans une cantine, Nadia serveuse et mère célibataire, du moins jusqu’à leur rencontre. Ils tombent très amoureux, et lors d’une promenade à la campagne, ils ont un coup de cœur pour un vieux restaurant en ruine près d’un lac. Leur rêve d’acheter le lieu et de lancer leur propre entreprise prend forme peu à peu. Ils contractent un prêt immobilier, et, sans apport personnel, se lancent dans une manœuvre périlleuse pour glaner l’argent qui leur manque : cumuler plusieurs crédits revolving, sorte de prêts à la consommation. Les travaux commencent, le rêve devient réalité… Mais, juste avant l’ouverture, un problème de mise-aux-normes survient. Peu à peu, tout s’écroule. Yann et Nadia plongent dans la spirale infernale du surendettement, une proposition de travail au Canada les sépare,  et Yann se retrouve seul avec l’enfant sur les bras. A partir de là, il perd pied et glisse dans une sorte de terrible descente aux enfers. Guillaume Canet est excellent. Il interprète sans hésitation et sans fioriture un personnage qui se débat au quotidien, avec acharnement et dignité, comme un animal blessé, prenant peu à peu conscience qu’il est totalement pris au piège. Dans le contexte social et économique actuel, c’est un film qu’il faut voir sans recul, tel quel. Il raconte la vie de tous ceux qui ont tenté de vivre une vie meilleure, mais qui se sont fait rattraper par la dure loi d’un système qui ne donne pas sa chance à tout le monde. Très bien mis en scène, Une vie meilleure est un film étonnant. Noir, rude, tendu, c’est un drame social particulièrement bien mené par Cédric Kahn, qui pourrait bien devenir le Ken Loach de chez nous.

 

 

Parlez-moi de vous, de Pierre Pinaud. 21 janvier, 2012

Classé dans : Recemment vus en salle — elsalauravietnam @ 21:30

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Voici le film qui était supposé révéler Karin Viard au grand public, le « rôle de sa carrière » ou presque, celui que toute actrice attend. L’exercice est assez réussi. Elle fait un peu partie, malheureusement, de ceux qui sont catégorisés par les médias comme les « presque people », ceux dont on pense « son visage me dit quelque chose ». Et justement, dans le film de Pierre Pinaud, son visage ne dit rien à personne. Elle y campe une célèbre animatrice radio, un personnage important qui fait des cartons d’audience, et qui refuse absolument que son image soit dévoilée au grand jour. Cette obsession de l’anonymat fait partie d’une longue liste de névroses qui dressent un très beau portrait de femme. Tout comme le fait de passer la moitié de son temps prostrée dans un placard. Ou de porter des Louboutin vernies avec des talons de 10 cm en guise de pantoufles lorsqu’elle rentre chez elle le soir. Mélina, le personnage, décide un jour de partir à la recherche de sa mère biologique, qui l’a abandonnée à la naissance.

Le film gravite autour de deux sphères : d’un côté, sa vie parisienne, son appartement gigantesque et vide du 16ème arrondissement, l’univers calfeutré et silencieux de la Maison de la radio. Et de l’autre, une petite ville de province, dans laquelle elle recherche ses racines, et se retrouve mêlée à une famille simple qui parle fort et rit de bon cœur. Le contraste entre les deux est drôle, bien sûr. Il est même touchant quand surgit Nicolas Duvauchelle. Il interprète un ouvrier en bâtiment ,photographe à ses heures perdues, et qui tombe amoureux de Karin Viard. Duvauchelle est comme à son habitude fascinant dans sa manière de jouer. Double, il est à la fois dur et sensible, animal et cérébral. Le résultat, c’est un film à la fois subtil et émouvant, à l’image de son héroïne.

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Shame, de Steeve McQueen. 12 décembre, 2011

Classé dans : Recemment vus en salle — elsalauravietnam @ 16:09

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Le nouveau long-métrage de Steeve McQueen fait sensation  car il est assez étonnant. Comme tout film portant sur une addiction, c’est un film fort. Hypnotique, taraudant, même. C’est de manière générale un beau film, comme on n’en voit pas souvent.  Michael Fassbender (magnifique), le nouveau chouchou du cinéma indépendant anglo-saxon, y joue un personnage victime d’une profonde addiction, marchant sur la corde raide, constamment au bord de l’implosion. On le suit, errant nuit après nuit dans la ville, à la recherche de ses proies comme un lion qu’on aurait enfermé avec des agneaux dans un labyrinthe. Ou plutôt dans un palais des glaces. C’est à cela que ressemble New-York, filmée par Steeve McQueen. Une ville incandescente et froide à la fois, pleine de miroirs et de vitres, derrière lesquels il est impossible de dissimuler ses penchants les plus obscurs. Le personnage de Brandon est comme pris au piège, dans ce dédale où la sortie est à la fois visible et inatteignable. Lorsque sa sœur (Carrey Mulligan) débarque chez lui, Brandon se trouve face au dernier dilemme: sa sœur, ou sa « drogue ». Abandonner son amour fraternel en la rejetant, ou trouver la force de se sortir définitivement de son addiction pour pouvoir accepter sa présence auprès de lui.

 

 

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Et c’est dommage, car les limites du film apparaissent ici. Et si le personnage avait refusé de choisir, succombant à l’un et donc à l’autre, le film n’aurait-il pas été plus fort, plus intéressant  (plus « Haneke », en somme) ?  J’ai eu l’impression que Steeve McQueen, pour une raison ou une autre, a décidé de regarder son propre film à travers le prisme déformant d’une sorte de morale puritaine. Cela donne un résultat un peu mitigé. D’un côté, on a une sorte de manuel de la déviance, une classification caduque des actes de Brandon, du moins grave au plus pervers, qui suit sa descente aux enfers (exactement comme dans Requiem For A Dream). De l’autre, des scènes trash qui mettent le spectateur dans une inconfortable position de voyeur. Et il semble que McQueen a eu du mal à trouver un équilibre entre les deux. Le film aurait pu aller beaucoup plus loin, de façon beaucoup moins crue.

 

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Carnage, de Roman Polanski.

Classé dans : Recemment vus en salle — elsalauravietnam @ 15:57

 

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Il me faudrait revoir trois ou quatre fois Carnage pour en faire une véritable analyse tant ce film est riche et complexe.  On ne dirait pas, pourtant. Au premier abord, Carnage ne représente pas vraiment d’effort de mise-en-scène : c’est un long dialogue, avec une unité de temps et de lieu. Du théâtre filmé, adapté de la pièce de Yasmina Réza, Le Dieu du carnage.

Une fois de plus, Roman Polanski réussit un challenge. Contrairement à beaucoup, je préfère son cinéma d’aujourd’hui (depuis Le pianiste, en gros), à ce qu’il faisait à la fin des années 1960. Carnage, c’est l’histoire de deux couples qui ne se connaissent pas, et se réunissent dans un appartement New-Yorkais cosy pour s’expliquer concernant une bagarre entre leurs enfants respectifs. La conversation démarre autour des concepts les plus élevés de ce qu’est la vie en société et finit sur une lutte acharnée et cruelle entre les personnages pour sauvegarder leurs intérêts personnels : c’est un carnage. Le film est donc une glissade, des convenances à la pulsion, des apparences à la réalité, en bref du Moi au ça.

 

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Pour toute personne appréciant le cynisme qui tend à la cruauté, Carnage est complètement jubilatoire. Il dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, et c’est ainsi très drôle. Le tout est un chassé croisé entre des individus représentant le bien et le mal. Le personnage de Pénélope (Jodie Foster), c’est la bourgeoise concernée par la paix dans le monde (mais surtout dans sa maison), et les enfants en Afrique (mais surtout les siens). Son exact opposé, c’est le personnage d’Allan (Christoph Waltz), cynique et clairvoyant, qui a toujours réponse atout puisqu’il a toujours raison. Il est exquis, avec son ton acerbe et enjoué, et ses allures de renard. J’aime particulièrement la scène où il vient susurrer à l’oreille d’une Jodie Foster à fleur de peau, effondrée de voir toutes ses valeurs ainsi piétinées : « I believe in the God of carnage, the god whose rules has been unchallenged since time immemorial… » Les deux autres personnages, Michael et Nancy, sont symétriques, agissant tour à tour comme traîtres et alliés, venin et antidote. Voici donc un quatuor formidable et irresistible ; un ange (Foster), un démon (Waltz) et deux Judas (Kate Winslet et John C. Reilly), qui reflètent l’humain en général tel qu’il est : incapable d’espérance, de miséricorde ou de pardon.

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Hunger, de Steeve McQueen. 6 décembre, 2011

Classé dans : Placard à archives — elsalauravietnam @ 12:42

 

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Débriefing sur Hunger (2008). 

Avec la sortie imminente de Shame mercredi prochain, qui fait déjà pas mal de buzz, je me suis dit qu’il fallait que je me mette à jour sur le cas Steeve McQueen/Michael Fassbender. 

Hunger relate l’histoire de Bobby Sands, un républicain Irlandais membre de l’IRA, détenu dans une prison d’Irlande du Nord avec de nombreux autres prisonniers politiques. Le film se passe en 1981, durant les 6 semaines qui précèdent la mort de Bobby Sands, pendant l’épreuve de force qui opposa Margaret Thatcher aux prisonniers. Le mouvement est déclenché par le refus du gouvernement britannique d’accorder aux membres de l’IRA le Special Category Status, le statut de prisonnier politique. Ils deviennent ainsi des criminels de droit commun, et se voient privés de nombreux droits civiques et politiques. Afin de protester, après une grève de l’hygiène, Bobby Sand lance une grève de la faim, suivie au fur et à mesure par les autres codétenus (dont 10 sont morts aussi) 

J’ai toujours été sensible à la question du conflit en Irlande du Nord, qui a été largement exploitée au cinéma, et souvent de façon magistrale (Le vent se Lève, Au nom du père, Bloody Sunday, Michael Collins…). Mais Hunger ne ressemble à aucun autre long-métrage du genre. 

Bien sûr, c’est un film coup de poing, écorché, insupportable. La première partie du film est atroce. Elle décrit les conditions de vie des prisonniers, les tortures, les mauvais traitements. Un style radical, une esthétique dénudée et glauque, et une absence totale de musique constituent la mise-en-scène jusqu’au-boutiste adoptée par McQueen. Puis, Michael Fassbender apparait. Enfin, on suppose, on a des doutes, on s’interroge. Méconnaissable, il ressemblerait au fantôme de lui-même, complètement squelettique, ayant perdu 14 kg pour le rôle. Il surgit dans une scène cathartique de torture, comme possédé. 

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Mais le coup de maître n’est pas là. Il se situe au milieu du film, dans la scène de dialogue entre Bobby/Michael et le père Dominic Moran (Liam Cunningham). C’est un long plan séquence de 17  minutes (j’ai compté). Bobby annonce à Moran son intention de commencer une grève de la faim, et ce dernier tente de l’en dissuader, ce qui donne naissance à un dialogue sublimement écrit. Le personnage de Bobby explique que c’est la seule issue possible, pour  que ces siècles de combat ne soient pas vains. Moran, en homme de foi, se préoccupe de savoir si c’est du pur suicide ou non, et explique que la solution politique n’est pas dans la mort mais dans la négociation. 

-          So what’s your statement by dying ? demande-t-il à Bobby. Just highlighting British intransigence, so fucking what? Are you looking for martyrdom? 

-         No. You think God is gonna punish me?, répond Bobby. 

-         Well if it’s not for the suicide, He’d have to punish you for your stupidity.

-         And you for your arrogance. Cause my life is real life. Not some theological exercise. You need the revolutionaries. You need the cultural political soldier to give life a pulse. Freedom is everything. It’s a time to keep your beliefs pure. I believe that united Ireland is right, and just. Putting my life on the line is not the only thing I can do, Don. It’s the right thing.” 

Posant donc des questions fondamentales, Steeve McQueen signe ici un très grand film politique. C’est une douloureuse piqûre de rappel, qui montre ce que c’est que d’avoir des convictions, des vraies, dans un monde où les rares qui en ont encore sont obligés de dire à tous les autres: « Indignez-vous ! »

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Metteurs en scène de mon choix (liste non exhaustive et non classée) 5 décembre, 2011

Classé dans : Metteurs en scène — elsalauravietnam @ 21:32

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Martin Scorsese.

 

Petit tour du monde de mes metteurs en scène favoris: 

France:

Claude Chabrol, Jacques Audiard, François Truffaut, Maurice Pialat, Jean-Luc Godard, Eric Rohmer, Alain Resnais, Jean Jacques Annaud, Luc Besson, Michel Gondry, André Téchiné, Claude Sautet…

 

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Le plus grand du cinéma français: Claude Chabrol.

Grande Bretagne:

Alfred Hitchcock, Ken Loach, Tom Hooper, Stephen Daldry, Stephen Frears…

Etats-Unis:

Orson Welles, Stanley Kubrick, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Sean Penn, Robert Redford, Quentin Tarantino, Oliver Stone, Sydney Pollack, Michael Mann, Darren Aronofsky, Clint Eastwood,  Steven Sodergerh,David Lynch, Ridley Scott, Woody Allen, David Fincher, Alan Parker, Brian De Palma, Michael Moore, Gus Van Sant, Steven Spielberg, Robert Altman…

 

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Le Grand maître: Stanley Kubrick.

Allemagne: Wim Wenders.

Danemark: Lars Von Trier.

Espagne: Pedro Almodovar, Luis Bunuel.

Mexique: Alejandro Inarritu.

Autriche: Michael Haneke.

Italie: Sergio Leone, Frederico Fellini, Luchino Visconti.

Australie: Peter Weir, Baz Luhrmann.

Serbie: Emir Kusturica.

Chine: Wong Kar Wai, Ang Lee.

Brésil: Walter Salles.

 

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Le Cinéma, brut, écorché, au plus fort: Lars Von Trier, mon cinéaste préféré.

 

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La nouvelle génération: Darren Aronofsky.

 

 

 

Sorties du Mercredi 7 novembre.

Classé dans : Agenda des sorties. — elsalauravietnam @ 20:33

Deux films que j’attends de pied ferme sortent ce mercredi: Voilà pourquoi:

J’y vais:

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Shame, de Steeve McQueen, avec Michael Fassbender, Carrey Mulligan… Prod: Britannique.

Parce que Michael Fassbender est… très sexy, et doué en plus (voir Hunger). Que ce film a fait sensation à Venise, que la bande-annonce est juste magnifique. Bref, attention chef d’oeuvre probable.

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Carnage, de Roman Polanski, avec Jodie Foster, Kate Winslet, Christoph Waltz, John C. Reilly… Prod: France/Allemagne/Espagne/Pologne.

Parce que je vais toujours voir le dernier Polanski (par principe, il y a de bonnes chances que ce soit génial), parce que j’adore Yasmina Reza, et surtout parce que j’adore les 4 acteurs: Jodie Foster (depuis toujours), Kate Winslet (depuis The Reader), John C. Reilly (à chaque fois) et Christoph Waltz qu’il me tardait vraiment de retrouver après le Tarantino.

J’hésite:

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Hollywoo:

Parce que même si je n’aime généralement pas les comédies françaises, Florence Foresti, elle est tellement irrésistible…

 

 

 

 

Time Out, d’Andrew Niccols. 2 décembre, 2011

Classé dans : Films vraiment pas... obligatoires!,Recemment vus en salle — elsalauravietnam @ 12:53

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Je dois dire que je m’attendais à des étincelles de la part d’Andrew Niccols. Il est notamment le metteur en scène de Lord of War, un de mes films préférés. Et côté science-fiction, Bienvenue à Gattaca, c’était vraiment pas mal. Dommage, son nouveau film n’a aucun (presque) aucun intérêt.

Voilà pourquoi : les Inrocks avaient prévenu : « sexy sur le papier, mais assez plat dans la facture ». C’est exactement ça. Justin Timberlake est ultra sexy, Amanda Seyfried est toujours aussi glamour, mais ça ne suffit pas. Le sujet du film est pourtant très intelligent : Andrew Niccols invente une société où le temps, c’est de l’argent, ou plutôt l’inverse. A partir de 25 ans, les êtres humains cessent de vieillir, et doivent travailler pour gagner leur vie : au sens propre. C’est-à-dire que les minutes leurs sont comptées, les plus pauvres ne disposant que de quelques heures pour vivre et les plus riches de centaines, voire de milliers d’années. Le concept peut faire un film excellent, mais ne fonctionne pas. Il donne seulement lieu à quelques dialogues bien écrits et à des néologismes intéressants : « He timed out » remplace « He died ». Ou encore, faisant référence à la montre digitale intégrée à leur poignet: “Just once I’d like to wake up with more time on my hand than hours in the day.

 

 

 

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Le personnage de Timberlake, grâce à une rencontre chanceuse, gagne un siècle et décide de commencer une sorte de “petite révolution” façon Robin des Bois, en prenant en otage la fille d’un très grand spéculateur de temps. Mais malheureusement aucune tournure politique ne vient donner un intérêt au film. On s’égare entre des scènes d’action neurasthéniques et des scènes de confrontation mollassonnes. Aucune alchimie ne prend entre Timberlake et Seyfried, car le scénario ne leur en laisse pas le temps, et on n’y croit pas une seconde. Même Cillian Murphy, qui joue le chef de la police du temps (« time keeper ») ne parvient pas à redresser les vertèbres de ce projet qui s’avachit.

Ce film aurait donc pu être un thriller électrique branché sur une ligne THT, et dynamiter le genre. Mais au final, c’est un vrai pétard mouillé : complètement froid.

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28 jours plus tard VS 28 semaines plus tard. 29 novembre, 2011

Classé dans : Placard à archives — elsalauravietnam @ 16:50

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Après la déception causée par le très mollasson Contagion, je me suis lancée dans une quête de films d’anticipation/catastrophe bactériologique. Le diptyque 28 jours/28 semaines plus tard offre, dans ce style, un cinéma un peu plus secoué.

Le concept est simple : 28 jours plus tard est le premier des deux volets, chronologiquement. Tout commence à Londres, lorsque qu’un groupe d’activistes fait irruption dans un centre de recherche et libère des singes de laboratoire, porteurs d’un virus extrêmement contagieux (par la salive et le contact du sang contaminé). Lorsqu’un être humain contracte le virus, il est immédiatement animé d’une rage incontrôlable. En 28 jours, les stades exposition/infection/épidémie/dévastation sont atteints. L’Angleterre n’est plus qu’un no man’s land. Les hommes se sont tous entretués, et les plus chanceux ont été évacués. Il ne reste qu’une poignée de survivants, qui fuient les contaminés restants. Pendant ce temps, Jim était dans le coma suite à un accident survenu avant la pandémie. Le film suit ce personnage, son réveil, sa rencontre avec quelques autres survivants et leur fuite vers un camp militaire reculé dans les environs de Manchester, où les tous les autres survivants se seraient regroupés.

28 jours plus tard est un film purement terrifiant et cauchemardesque. Danny Boyle emploie tout son art pour revisiter le film de zombies. Il agrémente le tout d’une morale atroce sur l’espèce humaine, sur les réactions des uns et des autres en temps de fin du monde. Les premières scènes du film sont saisissantes : on suit le personnage de Jim, errant dans les rues désertes, poussiéreuses et silencieuses, passant dans tous les lieux emblématiques de Londres (Big Ben, Westminster, Piccadilly, Tower Bridge…). Les plans aériens ou filmés à la grue, éclairés d’une lumière apocalyptique grise et jaune, avec pour fond la montée en puissance du son-thème de John Murphy, In a heartbeat, sont magistraux. Le reste du film est complètement survolté, glauque, violent et très, très gore. Cillian Murphy (précédemment vu dans Le vent se lève, de Ken Loach), qui joue Jim, est viscéralement habité par la peur, comme nous. Il est déchiré entre la raison et la bestialité qui l’anime pour se défendre. La scène où le groupe doit changer une roue de la voiture, coincé dans un tunnel assailli par des contaminés, c’est de l’adrénaline en intraveineuse.

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28 semaines plus tard, c’est la suite du premier, donc, réalisée par (plus ou moins) la même équipe, mais pas les mêmes acteurs. On échange un irlandais (Cillian Murphy) pour un écossais (Robert Carlyle, avec un accent pas plus compréhensible mais une interprétation non-moins efficace). Ce deuxième volet est malgré tout assez différent du premier dans sa mise-en-scène. 28 semaines plus tard, la pandémie est vaincue. L’Angleterre est placée sous la tutelle des Etats-Unis, dont les forces armées ont pour mission de reconstruire et repeupler les villes. On suit cette fois le parcours d’une adolescente et son petit frère qui reviennent à Londres et se réinstallent avec leur père. Mais bien sûr, le virus ressurgit. Comme dans un effet miroir avec le premier film, qui commençait dans le chaos et finissait dans le calme, le premier commence dans le calme avant que ne ressurgisse le chaos. On sent que  le réalisateur Juan Carlos Fresnadillo a bénéficié du succès du premier film, et qu’il devait avoir le double de budget. Les effets spéciaux sont calibrés en conséquence, donnant plus de spectacle et moins de réalisme. Londres bombardé au Napalm, snipers US en embuscade qui tirent à feu nourri sur la population… On dérive par moments vers un mélange de Call of Duty et Resident Evil, que certains ont trouvé grotesque. Mais un scénario inventif relève le niveau global assez bas : je garde la scène ou le gamin sert de chèvre au groupe et court dans une impasse pour révéler la position d’un sniper. Je valide celle où les soldats américains enferment à double tour dans un hangar sans lumière un bon millier de civils pour les protéger… sans savoir qu’un contaminé y est entré aussi. L’effet domino qui s’en suit est juste terrifiant.

Deux films à la fois très efficaces donc, novateurs mais grossiers par moments. J’aime cette vision de fin du monde, l’absence de morale, la victoire par chaos de la lâcheté et de la cruauté des hommes, et le portrait peu flatteur des forces armées, à l’inverse des films hollywoodiens type Michael Bay. Oui, c’est gore, ça plait aux ados, mais ce sont aussi deux films à très, très haute tension.

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